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Overlord de J.J Abrams, une VF décevante (spoiler)

Mais une jolie performance

 

Overlord (sortie le 21 novembre 2018) est la dernière super production de J.J Abrams et on sait que si le producteur est dans le coin, il y a du lourd, ce qui ne veut pas pour autant dire du bon. Confiant du style donné à ce film et incontestablement l’idée empruntée, c’est avec une grande déception que j’ai accueillie la version française qui a rendu certaines scènes assez comiques.

Attention Spoiler

Je suppose que la rencontre entre Mathilde Olivier et Bokeem Woodbine s’est faite en Français, les autres acteurs ne parlant pas le français se référait à la traduction de Bokeem, ils n’ont rien trouvé de mieux que juste traduire sans en changer le dialogue et vous vous retrouvez avec une scène surréaliste d’un couple qui se bat à coup de reproche via un intermédiaire qui se trouve entre les deux et qui doit répété inlassablement ce que chacun est en train de lui dire.

Bref, le problème de ce genre de chose c’est qu’elle s’ajoute à tous les défauts que peut avoir un blockbuster qui inclut de l’historique mais n’étant pas le sujet principal, provoque quelques défauts visibles, eux non plus, pas gênant, mais l’accumulation le devient.

(L-R) Jovan Adepo as Boyce, Dominic Applewhite as Rosenfeld in the film, OVERLORD by Paramount Pictures

Des défauts MAIS

Il faut maintenant prendre l’histoire, on revient pendant la seconde guerre mondiale, quelques heures avant de D Day, des parachutistes sont largués dans la campagne française pour saboter une antenne de brouillage allemande. L’arrivée est spectaculaire, la puissance de feu qu’a fait face l’aéroportée lors des sauts précédents le débarquement était intense et le film retranscrit bien ce moment.

Pendant environ 30 minutes, nous restons dans un cadre strictement militaire, enchaînant scène après scène leur arrivée à l’antenne à saboter, et là, le film se transforme, exit la seconde guerre mondiale, on tombe dans le vif du sujet avec sang, violence, encore plus de sang et plus de violence, j’en était presque dérangé. Ici pas de chichi, on vous parle de supers soldats génétiquement modifiés pour être invincible et destructeurs, hors de contrôle (ou presque) ce que l’on découvre bien dans cette boucherie, c’est une ambiance glauque de labos tous plus dégoûtants les uns que les autres, la petite boutique des horreurs incarnées.

Vient alors les acteurs, sur les premières minutes, on a du mal à trouver quelques charismes, que des clichés dont les principaux personnages ressortent très vite. On imagine l’instant où dans cet avion la plupart ne se connaissait même pas 3 mois auparavant et chacun menait une vie paisible et complètement différente. Pour la sauce, on a LE militaire dépressif (Wyatt Russell) que rien au monde ne l’arrêtera à achever sa mission, même mort, sisi. Le soldat black (Jovan Adepo), appelé pour  se battre pour sa patrie qui se demande pourquoi on se bat La petite française (Mathilde Ollivier) à première vue innocente mais qui se transforme vite en résistantes vétérans le tout persécuté par le vilain officier allemand (Pilou Asbaek) qui va leur en faire voir de toutes les couleurs.

Mais cette sauce est bien prise, les protagonistes revêtent bien le rôle de personnes qui se battent et feront tout pour gagner et survivre. Les scènes s’enchaînent rapidement (oui enfin non, 2/3 longueurs tout de même) et on ne voit pas tourner l’horloge. Mathilde Ollivier se défoule et, je pense bien pouvoir dire, doit avoir des souvenirs bien dégoûtant à nous raconter.

Return to castle Wolfenstein au cinéma

Les fans de la saga se retrouveront certainement dans cette production, l’histoire de supers soldats nazis, ressuscités.

Ce que j’en pense: 

Je pars toujours du principe que je vais tout d’abord au cinéma pour me rafraîchir, me déconnecter de la réalité et passer un bon moment et c’est ce que Overlord m’a offert, action, suspense, horreur, même si parfois un peu trop ou pas assez dosé, nous fait ressortir de la salle avec de bons souvenirs. Toutefois, j’attends avec impatience de voir la VO pour encore mieux l’apprécier.

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